Alors qu'Israël commet "une shoah", selon le vocabulaire du vice ministre de la défense, Matan Vilnai, contre le peuple palestinien, le
salon du livre va honorer Israël. Boycottons le Salon du livre.
Vous trouverez ci-dessous des extraits de l'article de Mouna Hachim (écrivain)
...Nous aurions rêvé, bien entendu, un salon du livre comme pont de dialogue entre les hommes et les cultures, promoteur du langage de la paix,
non un espace de propagande. Que vient faire dans un salon littéraire, l’anniversaire de création d’un Etat qui dénie aux Palestiniens leurs droits élémentaires et bafoue leur dignité humaine, en
violation du Droit international et des Conventions de Genève ? Or, comble de la duplicité intellectuelle ou de l’ignorance, voilà qu’on accuse les adeptes du boycott de ramener la politique
dans la culture. Mais qui a ramené la politique dans la culture, si ce n’est les organisateurs du salon et les autorités françaises, parties prenantes dans le choix de l’Invité d’honneur, mettant
initialement en avant la célébration du soixantième anniversaire de la création d’Israël ? Si ce n’est pas là un détournement hautement politique d’un événement littéraire, alors éclairez
nos lanternes !...
...Bien sûr, le texte web du Salon du livre de Paris parle de « reconnaissance d’une littérature dynamique, d’une immense richesse, à
l’image d’une société multiculturelle ». Pour rester logique et honnête avec les slogans et pour illustrer ce multiculturalisme, il fallait alors convier les autres facettes de la
littérature israélienne. Or, dans un pays où les deux langues officielles sont l’hébreu et l’arabe, pourquoi avoir limité le salon à la littérature en langue hébraïque, excluant d’office la
littérature israélienne arabe, qu’elle soit musulmane ou chrétienne ?...
...D’innombrables intellectuels, et non des moindres, arabes, américains, européens et même israéliens sont montés au créneau dès le départ. Le premier à avoir provoqué une tempête médiatique est
le grand poète israélien Aharon Shabtai qui a justifié ainsi son refus d’assister au salon dans sa réponse aux organisateurs : « Je ne pense pas qu’un Etat qui maintient une occupation,
en commettant quotidiennement des crimes contre des civils, mérite d’être invité à quelque semaine culturelle que ce soit. Ceci est anti-culturel ; c’est un acte barbare travesti de culture
de façon cynique. Cela manifeste un soutien à Israël, et peut-être aussi à la France, qui appuie l’occupation. Et je ne veux pas, moi, y participer »...
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