Vendredi 16 mai 2008

Si la semaine dernière vous n'avez pas eu l'occasion de voir, sur France 2, ce terrifiant documentaire qui revient sur le massacre par l'armée française, en mai 1988, en Nouvelle -Calédonie, de 19 Kanaks :



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par mehdi publié dans : Politique
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Jeudi 15 mai 2008

Voila déjà trois jours que nous sommes rentrés à Lille, trois jours que mes valises sont toujours au milieu de mon mini studio poussiéreux, trois jours que je les regardent , les observent les ignorent, trois jour qu’elles essayent de me dire que je suis bel et bien rentré, bel et bien loin de Ramallah, de Gaza ou de Naplouse, trois jours que j’ai la sensation d’avoir une espèce de boule bowling à l’intérieur de la poitrine, trois jours que j’ai mal à l’âme, voila déjà trois jours que je me sens lâche de ne pas être resté pour lutter, résister avec ce peuple qui souffre et que j’aime tant, trois jours que je me sens impuissant, inutile, incompris et seul. Trois jours que j’ai envie de raconter, crier, gueuler au monde entier ce que j’ai vu, senti ou touché lors de mon passage au check point d’Herez.

Mais non, rien ne veut sortir, tout reste là, bien coincé entre mon sternum et mon gosier, toutes ces images, ces visages, cette tristesse m’étranglent, m’étouffent, me coupent le souffle jusqu’à me donner de violents vertiges, comme si il n’ y avait aucun mot pour traduire ce que je ressens vraiment, comme si la vérité était iracontable. Comme si le monde ne pouvait pas comprendre, et imaginer l’inimaginable. Et pourtant, je le jure, j’ai vu la pire des choses, j’ai vu la persécution, j’ai vu l’humiliation, j’ai vu l’apartheid, le mépris et le racisme le plus primaire et abject, oui j’ai vu ce qu’on m’avait raconté, j’ai vu LA COLONISATION.

Et même si cela m’est déjà insupportable, désormais je dois vivre avec cette triste réalité et tous ces violents souvenirs, je dois vivre avec cette douleur, cette colère et cette indignation...

Quelle honte, ouais j’ai honte, parce qu’il a fallu que je fasse le voyage pour que la situation des palestiniens me rende complètement malade, il a fallu voir, toucher l’horreur pour savoir qu’elle existe, ouais j’ai honte parce que maintenant je souffre par le simple fait de connaître la vérité, je souffre parce que je me suis attaché à des hommes et des femmes innocents que j’ai laissé dans cette prison à ciel ouvert.

 Mais pourquoi n’ai-je pas ressenti cette empathie et cet amour plus tôt ?

 Pourquoi j’ai pleuré là-bas, et pourquoi je ne pleure pas ici ?

 J’avais peut-être mieux à faire ?

 Me construire une petite vie normale ?

 Jouir simplement de ma liberté, sans me soucier de ceux qui n’y ont pas droit à cette liberté ?

-Pourquoi le sort de millions d’enfants qui vivent comme des parias au pied d’un mur n’était pas au centre de mes préoccupations plus tôt ?

Pourtant, mes grands parents m’avaient bien dit qu’il fallait être solidaire avec les palestiniens, eux l’ont toujours été parce qu’ils avaient vécu les mêmes souffrances et les mêmes drames pendant la colonisation en Algérie, eux savent à quel point la colonisation est injuste, eux savent ce qu’est l’interdiction totale d’avoir des projets, de circuler, ou de s’exprimer, eux savent ce qu’est l’interdiction d’être un homme ou d’être une femme. Voilà les raisons pour lesquelles ils se sont révoltés, les raisons pour lesquelles ils se sont battus et ils ont résisté : pour être des hommes et des femmes "libres" et "indépendants".

Ils m’avaient dit aussi qu’il fallait être l’ami du faible, de l’opprimé, de l’agressé et du colonisé, ils m’avaient dit « l’ennemi de mon ami est mon ennemi. »

Et il a fallu attendre mes 32 ans pour que tout devienne plus clair, pour comprendre et accepter que l’ignorance était une forme d’égoïsme, que la passivité était une forme d’individualisme, que l’indifférence était une forme de complicité et de collaboration avec l’oppresseur. Mais maintenant je le jure, j’en ai fini avec la complaisance, je serais résistant palestinien avant d’être algérien ou français, je serais palestinien tant que la Palestine ne sera pas PALESTINE.

Saidou Dias (Ministère des Affaires Populaires)

par mehdi publié dans : coup de gueule
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Jeudi 15 mai 2008
par mehdi publié dans : Nous
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Mercredi 14 mai 2008
Effroyable, le mot est faible pour nommer cet acte d’une rare cruauté commis par l’équipage d’un navire de la marine marocaine le 28 avril dernier qui a fait noyer une trentaine d’immigrants subsahariens dont 4 enfants au large d’El Hoceima au nord-est du Maroc.

Cette information rapportée par le quotidien espagnol El Pais et confirmée par une ONG marocaine met à nu une réaction d’une rare violence de la part de soldats marocains qui ont délibérément fait couler un canot pneumatique à bord duquel 70 immigrants tentaient de faire la traversée vers l’Espagne. Se basant sur des témoignages de rescapés maliens et nigérians, le journaliste d ’El Pais rapporte que l’embarcation de fortune a été crevée à coups de couteau par les soldats du royaume alaouite. « Deux heures après le début de la traversée, un navire de la marine marocaine s’est approché et a mis à l’eau une embarcation rapide qui s’est mise contre le canot des clandestins. Un des soldats a enfoncé légèrement un couteau dans le caoutchouc et nous a dit maintenant allez vers l’Espagne si vous voulez », confie à El Pais, Campos, un des survivants de cette attaque dénuée d’humanisme et défiant toute légalité. « Nous avons essayé de mettre une rustine et nous avancions difficilement, mais je crois que nous y serions arrivés s’ils n’étaient pas revenus », rétorque Erik, un pêcheur nigérian de 31 ans, dont la femme et la fille de 3 ans ont péri noyées.

« Un des soldats a enfoncé légèrement un couteau dans le caoutchouc et nous a dit maintenant allez vers l’Espagne si vous voulez. »

Revenant à la charge, les soldats marocains avaient décidé d’aller jusqu’au bout de leur forfait. « Un soldat a commencé à nous menacer avec un couteau attaché à un bâton. Nous leur demandions qu’ils nous ramènent avec eux vers le Maroc parce qu’avec le canot dans cet état, il nous était presque impossible de continuer. Nous les supplions qu’ils regardent nos enfants et nos bébés », témoigne encore Campos. Les yeux éplorés et innocents des enfants n’ont eu aucun effet sur le gradé marocain qui « a pris le couteau des mains du soldat et a donné quatre coups en différents endroits du canot, qui a coulé en quelques secondes. Tout le monde s’est mis à crier et à pleurer », rapporte El Pais. Une autre vedette marocaine est venue après secourir les naufragés, alors que rapportent des témoins, « les soldats se disputaient sur la première vedette ». Le Maroc a voulu étouffer cette tragédie en transportant les survivants près des frontières algériennes. « Les survivants ont été transportés rapidement par les militaires marocains à Oujda, près de la frontière algérienne, dans l’intention de les obliger à rentrer en Algérie, comme ils l’ont déjà fait avec des milliers d’immigrants subsahariens », précise El Pais.

par mehdi publié dans : Politique
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Mercredi 14 mai 2008

Malgré l'autopsie, on ne sait toujours pas comment est mort Abdelhakim Ajimi après son interpellation. Une information judiciaire est ouverte.

Abdelakim Ajimi
 .
Selon l'autopsie : "Possibles signes asphyxiques, pathologie cardiaque, et pas d'écrasement de la trachée".

"L'autopsie n'a pas permis d'établir précisément les causes de la mort et des examens complémentaires concernant le coeur et les poumons seraient prévus. Je ne comprends pas pourquoi ça n'a pas déjà été fait", déclare  l'avocat Sylvain Pont.

Selon le procureur, "ce ne sont pas les coups portés qui ont causé la mort du jeune homme, mais les techniques d'immobilisation utilisées par les policiers, comme l'étranglement, ont peut-être joué un rôle"

C'est clairement une bavure de la police. Quand vous avez déjà été mis au sol par plusieurs flics, vous savez de qu'elle manière cela se passe : plaquage au sol face à terre, menottes dans le dos serrées au max,  ils te montent dessus à plusieurs vous avez donc le souffle coupé,...j'en passe et des meilleurs. Avec leurs "techniques d'immobilisation", les flics sont toujours à la limite de la bavure.  

 

par mehdi publié dans : Politique
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Mardi 13 mai 2008

Aujourd'hui Nawel a quitté le domicile familial pour 4 jours. L'école a organisé un voyage scolaire! Séjour découverte poney et vie médiévale. Alors après quelques nuits d'angoisses et de cauchemars Nawel a pris son bus vers le Larzac ce matin comme une grande. Le séjour se passe près de St Affrique (ville où Celim est né). Beaucoup de questionnement sur la vie de groupe et autres... . Elle  nous reviendra vendredi avec de belle histoires à nous raconter.  En attendant Celim eest super content d'être seul avec nous.
Petite phrase de ce midi - Celim: "je ne croyais pas mais elle me manque déjà Nawel".

par véro publié dans : Nous
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Dimanche 11 mai 2008

Petite ballade hier à Frontignan sur la plage des Aresquier avec tonton Fanfan

 

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Samedi 10 mai 2008

 

par mehdi publié dans : Nous
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Vendredi 9 mai 2008

Les personnes qui pensaient travailler plus pour gagner plus vont certainement aujourd'hui pleurer plus.


En effet selon le canard enchaîné de cette semaine, les heures sup' sont exonéré des cotisations sociales ainsi que défiscalisé. Mais petite surprise du chef "la rémunération de ces heures est toutefois retenue pour le calcul de la prime pour l'emploi et du revenu fiscal de référence".

En clair: en travaillant davantage un salarié fait baisser sa prime pour l'emploi.

Et l'autre surprise de taille c'est "le revenu fiscal de référence", dans lequel les heures sup' sont prises en compte, est utilisé par l'administration pour calculer les abattements, exonérations et dégrèvements en tout genre sur les impôts locaux (taxe d'habitation et taxe foncière).
L'attribution de bourses et de chèques-vacances, le tarif des cantines et des crèches, etc..., sont également fonction de ce revenu fiscal de référence.
Du coup certains vont perdre ces avantages.
Merci qui...
 

par mehdi publié dans : Politique
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Jeudi 8 mai 2008

Si vous en avez marre d'entendre à longueur de journée les Cohn Bendit, Glucksmann et fils, Romain Goupil,...parler et cracher sur Mai 68 je vous invite à écouter Daniel Bensaïd.
Sûr que l'analyse qu'il fait de 68 n'a rien à voir avec le discours ambiant.

Vidéo 1



Vidéo 2


Vidéo 3

par mehdi publié dans : Politique
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Texte Libre

Ecouter  "Là-bas si j'y suis"
(France inter 15h/16h)

de Daniel Mermet
(en cliquant sur l'image)

Spécial répondeur : deux-mille-huitards, ça continue! (16/05)

ça chauffe et ça gronde dans la boîte vocale de Là-bas si j'y suis! Alors, aujourd'hui, émission spéciale autours des coups de gueule et des coups de coeur, des protestations et des contestations des deux-mille huitards! Et puis, un petit tour par la manif' de la fonction publique qui a mobilisé plusieurs centaines de milliers de personnes à travers la France...

En grève, pas d'émission ! (15/05)


Mille Mai (14/05)

Aujourd'hui, émission spéciale avec vos témoignages sur 68. En banlieue, en province, dans les villes ou les campagnes, vos souvenirs d'ouvriers, d'étudiants, de petites filles, de petites mains...c'est votre son de cloches qu'on entendra!

1968 : fins et suites (13/05)

Face à la folklorisation de Mai 68, "Là-bas" contre-attaque avec François Cusset, auteur du "Contre-discours de Mai", et Daniel Bensaid, auteur, avec Alain Krivine, de "1968: fins et suites". Retour sur ce qu'on été les commémorations de Mai 68 en 1978, 1988, et 1998, et sur ce qu'il reste de braises et de cendres en ce joli mois de mai 2008...

Les années noires, les années rouges : Gladio (12/05)

1950 : Dans le cadre de l’Otan, les Etats-Unis lancent Stay Behind, une stratégie pour empêcher l’expansion du communisme dans les pays européens. En Italie, il s’agira de Gladio, programme dont le bras armé est constitué d’un ensemble de militants néofascistes. Les actions de ces gladiateurs sont orchestrées par la loge maçonnique P2, dont le grand maître est Lucio Gelli. Les membres de cette loge sont des hommes politiques, des hommes d’affaires, des avocats, des militaires. Les actions sont des attentats massifs comme celui de la piazza Fontana en 1969 ou celui de la gare de Bologne en 1980 qui fit 85 morts. Ce terrorisme noir qui dévasta l’Italie durant ces 30 années reste pourtant impuni : les inculpés, des fascistes, ont souvent retrouvé leur liberté ...


 

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